VI. Conclusion

Il est difficile, compte tenu de tout ce que nous avons décrit, d’imaginer une issue prochaine. Pourtant des propositions existent, et dépendent du courage et de la volonté des acteurs pour les faire adopter. Un résumé des dernières initiatives diplomatiques montre les progrès accomplis mais aussi le chemin à parcourir.

Alors que le conflit est dans sa cinquième année, la solution vertueuse qui serait un scénario diplomatique permettant un arrêt des combats et une solution politique au conflit s’éloigne tous les jours un peu plus.

Les négociations engagées à Genève sous l’impulsion du médiateur de l’ONU, Steffan de Mistura n’ont pas permis d’avancées. Le dernier round qui s’est tenu en avril 2016 a tourné court, l’opposition représentée par le Haut Comité des Négocations (HCN) ne pouvant rester à la table des négociations alors que le régime d’Assad continuait à bombarder provoquant des dizaines de morts parmi les civils et alors qu’une cessation des hostilités avait été décidée afin de donner quelque chance au processus de négociation. Ce dernier semblait privilégié aussi bien par Moscou que par Washington tant l’inquiétude de l’organisation État islamique était forte mais il n’en a rien été.

Quelles hypothèses ?

  • L’instauration de zones protégées au nord et au sud du pays grâce à une couverture aérienne fournie par les Occidentaux et la Turquie afin de protéger les populations des attaques du régime n’est plus d’actualité, alors que cette option serait un moyen pour l’opposition d’accroître sa capacité d’action et d’apporter une aide humanitaire à des pans entiers de la population qui vit dans des conditions dramatiques.
  • L’obtention d’un cessez-le-feu afin de permettre un arrêt des combats : les tentatives menées jusqu’à ce jour ont échoué et cela nécessiterait un engagement fort des parrains régionaux et internationaux afin qu’ils contraignent les groupes sur le terrain et le gouvernement d’Assad à le respecter.
  • La reprise des négociations : les conditions ne sont pas réunies aujourd’hui pour cela même si le schéma est connu et repose sur les paramètres définis par le communiqué de Genève de juin 2012. Un gouvernement de transition serait chargé dans un premier temps de la mise en œuvre effective du cessez-le-feu et ensuite de nouvelles institutions tenant compte des réalités du terrain.
  • Ces différentes hypothèses reposent sur l’idée que la lutte contre Daech est renforcée afin d’en venir à bout et se posera alors la question de savoir qui contrôlera ce territoire.
  • Enfin, quid de Bachar Al-Assad ? Il est évident qu’il n’aura pas de place dans une Syrie post-conflit même si son départ n’est plus posé comme condition préalable à toute négociation.
Mis à jour le 31 janvier 2017

Seule une solution juste pourra prévaloir

Les défis sur le chemin de la paix en Syrie restent considérables et incertains. Comme pour toute solution négociée, des compromis devront être trouvés entre Syriens et entre leurs soutiens étrangers respectifs, chacun faisant nécessairement des concessions. Il reste qu’après tant de guerre, de violence et de souffrance, le peuple syrien devra retrouver non seulement la paix mais aussi gagner la liberté, la dignité et la justice, les mots d’ordre du tout début de sa révolution.

Mis à jour le 31 janvier 2017

Que peut-on faire ?

Parler autour de nous de la révolution syrienne, de ses objectifs et de ses attentes. Car elle fait écho à notre propre histoire : la Révolution française contre l’arbitraire mais aussi la Résistance pendant la Seconde guerre mondiale. Tel est le sens du soulèvement syrien.

Porter le message de la révolution syrienne

Mis à jour le 30 avril 2017
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